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Après un déjeuner à Dijon, je reprends la route et me lance sur la D974. Très vite, les vignes remplacent les immeubles, les Clos font leur apparition, et les belles appellations se succèdent. De Vosne-Romanée à Puligny-Montrachet, en passant par Pommard et Meursault, les tentations ne manquent pas. Mais mon objectif est un peu plus au sud : cap sur la côte chalonnaise et les trésors qu’elle a à m’offrir.
Comment s’organise la Côte Chalonnaise ?
La Côte Châlonnaise s’étend entre la Côte de Beaune au nord, et le mâconnais au sud. La région est divisée en trois niveaux de qualité : l’appellation régionale « Bourgogne Côte Chalonnaise », les appellations villages – Bouzeron, Givry, Mercurey, Montagny et Rully – , et les Premiers Crus. En revanche, ici pas de classification en Grand Cru.
Du côté des cépages, on retrouve les deux grands classiques Bourguignons, le Chardonnay et le Pinot Noir, ainsi que le moins répandu Aligoté. Ce dernier a d’ailleurs trouvé son terrain de prédilection à Bouzeron, seule AOC régionale bourguignonne dédiée uniquement à ce cépage. Une reconnaissance que l’on doit notamment au beau travail du domaine A & P de Villaine, propriété d’Aubert de Villaine.
Le berceau du crémant
En prenant la route de la Côte Chalonnaise je dois avouer que j’avais une idée derrière la tête : en découvrir un peu plus sur les crémants de cette région avec un arrêt à Rully, village réputé pour être le berceau des effervescents de Bourgogne.
Et c’est justement dans ce village que je décide de me rendre au domaine Vitteaut-Alberti, qui a fait des crémants sa spécialité depuis 1951. Si l’appellation « Crémant de Bourgogne » autorise 3 cépages noirs (gamay, pinot gris, pinot noir) et 5 cépages blancs (aligoté, chardonnay, melon, pinot blanc et sacy), le chardonnay et le pinot noir sont les cépages dominants. Ici, la maison travaille également l’aligoté, qui entre notamment dans l’assemblage de son Blanc de Blancs. C’est d’ailleurs cette cuvée qui retient mon attention : un vin vif, tout en fraîcheur, où se mêlent les arômes d’agrumes et de poire, pour terminer sur une finale finement toastée.
Une région qui mérite notre attention
Pour les impatients, les vins de la Côte Chalonnaise présentent l’avantage d’être, en général, prêts à boire plus rapidement que leurs voisins bourguignons. Une bonne alternative donc pendant que vos Côte de Beaune et Côte de Nuits évoluent en cave. Pour les plus patients, il est également possible de se procurer – aussi bien en rouge qu’en blanc – des bouteilles aux beaux potentiels de vieillissement.
Enfin, autre avantage non négligeable : le prix. La région offre des vins parmi les meilleurs rapports qualité-prix de la Bourgogne. Il est possible de s’offrir un Premier Cru pour moins de 30€, on citera par exemple le Rully blanc « La Pucelle » d’Antonin Rodet ou le Mercurey rouge « Les Combins » du domaine Michel Juillot.